« PROPORTION MAMMAIRE IDEALE » ET LES CANONS DE BEAUTE PROPRE QUI EN DECOULENT

Les formes « idéales » sont sans doute impossible à définir précisément, les critères subjectifs de variabilité dans le beau étant nombreux : forme, volume, ethnies, modes.

On constate que le volume du thorax varie beaucoup d’une femme à l’autre correspondant globalement aux tailles de soutien-gorges de 80 à 110, indépendamment de la taille du bonnet 1,B,C,ou D.

A total, il est important de mesurer le thorax de chaque patiente, dévaluer les mesures et d’adapter l’ensemble de ces données au désir de chaque patiente.

Certaine demandes sont irréalisables ou non souhaitables et il faut parfois le dire et refuser l’intervention. Le plus souvent, il y a adéquation entre le désir de la patiente et ce qui doit être fait pour approcher au plus près d’une harmonie avec le thorax de la patiente.

Ces mesures seront nécessaire pour définir la prothèse que l’on va utiliser pour augmenter le volume dans le cas d’une hypotrophie mammaire. La prothèse que l’on va utiliser pour augmenter le volume aura un diamètre variable selon le volume du thorax de chaque patiente en relation avec la taille du soutien gorge habituellement utilisée et au mieux précisée par la mesure de l’hémi-base thoracique antérieure.

La forme  idéale a donc une base adaptée à la largeur du thorax. Mais cela est insuffisant si l’on veut obtenir un joli sein car il faut que l’aréole (ou plaque aréolo-mamelonnaire) soit également harmonieusement placée au sommet (ou cône mammaire). La situation de la plaque aréolo-mamélonnaire est corrélée aux segments I, II et III qui varient en longueur selon celle de l’hémi-base thoracique. L’hémi-base thoracique est globalement égale au segment I, une demie hémi-base thoracique est égale au segment II et un tiers d’hémi-base thoracique est égale au segment III.

Enfin, la plaque aréolo-mamelonnaire doit mesurer 50 à 55mm de diamètre et en l’absence de ptose et de coup de hache externe, on atteint la perfection du sein

INTRODUCTION SUR LA CHIRURGIE ESTHETIQUE DES SEINS

Les seins sont des glandes d’origine cutanée, développées chez la femme, réalisant un véritable caractère sexuel secondaire.
On connaît la grande valeur symbolique du sein dans le domaine sensuel, par la sensibilité du mamelon et de l’aréole qui l’entoure, et enfin dans le domaine nutritionnel, par la lactation du nourrisson.  C’est le signe ultime de la féminité, participant à la beauté du corps et à la séduction. C’est insister sur l’importance de la définition de critères de beauté du sein, sachant que sa forme, son volume, la position de son aréole, et la qualité de sa peau, jouissent d’une grande variabilité dans le domaine du beau.

Enfin une femme satisfaite ou fière de l’aspect de ses seins, ressent parfois une douleur narcissique à leur dégradation, que ce soit après une grossesse, un allaitement, une fonte pondérale, ou avec l’âge.

ANATOMIE MORPHOLOGIQUE

Le sein ou glande mammaire est une glande d’origine cutanée, sudoripare spécialisée. voir photos

La peau (0) est le seul moyen de suspension de cette glande, la musculation des muscles pectoraux (1) situés en arrière du sein ne permettant jamais d’améliorer sa forme ou de le « remonter ».
La suspension par la peau se fait par l’intermédiaire de petits ligaments appelés ligaments de Cooper (2) qui s’étendent de la face profonde de la peau jusqu’à la face superficielle de la glande mammaire. Dans certaines conditions, ces ligaments se distendent et le sein s’affaisse, les fibres élastiques de la peau se rompent, et les vergetures apparaissent.
Le mamelon (3) et l’aréole (4) forment est également un point de fixation et de maintient du sein extrêmement important. A sa face profonde, s’enfoncent les galactophores (5) qui sont les canaux excréteurs de la glande mammaire. Ils sont entourés et maintenus par des travées de tissu conjonctif (6). Les lobules graisseux (7) et glandulaires (8) chargés de la fonction lactatrice, sont situés plus profondément.
La fragilité de ces éléments anatomiques impose que toute intervention sur le sein doit être atraumatique, en évitant au maximum la section des ligaments de Cooper qui suspendent le sein, et également la dissection de la face profonde de la peau et de la glande. La douceur n’est elle pas une vertu ?

L’HEMI BASE THORACIQUE ANTERIEURE

J’ai ainsi pu définir une dimension appelée hémi base thoracique antérieure (HBTA), qui s’étend de la ligne médio sternale, au centre du thorax, jusqu’au bord interne du bras, ou ligne axillaire antérieure.

L’hémi base thoracique antérieure est à la base de toute l’anatomie harmonieuse du sein et mesure en moyenne 16,5 cm chez la femme. L’étude est réalisée sur 327 patientes : la moyenne arithmétique est de 16,47 cm, la médiane de 16,50 cm et l’écart type de 1,91.

A partir de l’hémi base thoracique antérieure, on peut situer « idéalement » pour chaque patiente :

– La plaque aréolo mamelonnaire (PAM), constituée du mamelon (M) entouré de l’aréole (A) ;
– Le sillon sous mammaire (SSM) voir photos;
– La distance sus sterno aréolaire ou segment I ;
– La distance médio sterno aréolaire ou segment II.
– La distance aréolo sous mammaire ou segment III ;

Le segment I s’étend du creux sus sternal au bord supérieur de l’aréole, et mesure en moyenne 16, 5 cm soit exactement la valeur de l’hémi base thoracique. Cette distance peut croître de 1, 2, voire 3 cm suivant l’augmentation du volume et de la projection du sein.

Le segment II s’étend de la ligne médio sternale au bord interne de la plaque aréolo mamelonnaire et mesure en moyenne 8,5 cm soit près de la moitié de l’hémi base thoracique antérieure (sur 327 patientes, moyenne arithmétique 8,88 cm, médiane 8,50 cm, écart type 2,25 cm).

Le segment III s’étend du bord inférieur de la plaque aréolo mamelonnaire au sillon sous mammaire et mesure entre 1/3 et la moitié de l’hémi base thoracique antérieure soit, de 5,5 cm, croissant de 1, 2, voire 3 cm suivant l’augmentation du volume et de la projection du sein.

Lors de l’examen clinique de chacune de mes patientes, la mesure de l’hémi base thoracique antérieure et des segments qui en découlent, permettent de m’orienter vers le sein le mieux adapté à chaque morphologique thoracique préexistante.

LES ANOMALIES MORPHOLOGIQUES DES SEINS

Il existe quatre principales anomalies morphologiques des seins.

Les seins trop volumineux, ou hypertrophie mammaire : voir photos

Le segment I est supérieur à l’hémi base thoracique antérieure (16,5 cm) et le segment II est souvent supérieur à la moitié du segment I (8,25 cm).
Il existe habituellement un affaissement du sein et de l’aréole, orientée parfois vers le bas, ce qui majore encore la disgrâce.
Le segment III est souvent long, supérieur à la moitié de l’hémi base thoracique antérieure, (8,25cm) mais surtout déroulé et étalé.

Les seins trop petits, ou hypotrophie mammaire : voir photos

Le segment I est inférieur voire égal à l’hémi base thoracique antérieure (16,5 cm) et le segment II est à peu près normal (soit la moitié de l’hémi base thoracique antérieure : 8,25 cm).
Le segment III est toujours court, très souvent inférieur à 1/3 de l’hémi base thoracique (5,5 cm).
Dans certains cas, l’hypotrophie mammaire peut confiner à l’absence complète de glande, où l’association à une absence unilatérale du muscle grand pectoral doit faire évoquer le syndrome de Poland.

Les seins affaissés, ou ptose mammaire : voir photos

Associés à un volume mammaire variable, souvent trop important mais parfois insuffisant, voire normal, le segment I est très nettement supérieur à l’hémi base thoracique.
En fait, le facteur morphologique le plus important est la ptose, définie par la distance mesurée sur la paroi thoracique, reliant en haut le sillon sous mammaire, à la tangente au point le plus inférieur du sein, situé plus bas. Si la ptose est supérieure à 3 cm, l’aspect du sein devient le plus souvent disgracieux.

Les seins asymétriques : voir photos

D’une grande fréquence, il faut toujours tenter de corriger cette anomalie, compliquant l’intervention, quelqu’en soit son type.

LES CAUSES DE CES ANOMALIES MORPHOLOGIQUES DU SEIN

Une dysmorphie mammaire est le plus souvent, psychologiquement voire physiquement invalidante.
A l’adolescence, les seins peuvent se dévoiler hypotrophiques ou hypertrophiques. Dans certains cas d’hypertrophie mammaire dite essentielle, on peut être amené à opérer des jeunes filles vers l’age de 16 ans, avant que les ligaments de Cooper ne se distendent, améliorant ainsi le résultat final, et sa pérennité.
Au cours de la vie adulte, les seins peuvent varier de volume et ptoser, soit lors des manifestations du vieillissement de la peau accentué par la fréquence de l’exposition solaire aux UVB et aux UVA, soit après une grossesse, un allaitement, la ménopause, semblant correspondre aux variations de taux hormonaux.